« La tresse » : plus qu’un roman, une pépite !

Aujourd’hui, j’ai très envie de vous parler du livre qui a illuminé mes quinze derniers jours. “La tresse” de Laëtitia Colombani, a été publié en mai 2017 aux éditions Grasset et vient tout juste de sortir en édition de poche. Que vous soyez en vacances, sur la plage, avec un peu plus de temps pour lire, ou déjà rentrés et revenus à un rythme habituel, je ne peux que vous recommander ce roman à la fois fin et puissant.

De quoi cela parle ? La tresse, c’est le portrait de trois femmes à travers le monde. Celui de Smita, en Inde ; elle refuse que sa fille hérite de sa condition misérable et se bat pour qu’elle puisse aller à l’école. Celui de Giulia, en Sicile ; depuis toujours, elle aide son père dans l’atelier familial mais quand celui-ci est victime d’un grave accident, elle découvre que l’entreprise est ruinée. Celui de Sarah, au Canada ; avocate brillante et réputée, sur le point d’accéder à la promotion dont elle a toujours rêvée, elle apprend soudainement qu’elle est très gravement malade.

Ce livre est un peu construit comme le film Babel (sorti en 2006, avec notamment Brad Pitt et Cate Blanchett). On apprend à connaître les trois personnages en parallèle, sans comprendre dès le départ le lien entre les trois histoires qui se dessinent sur le papier.

Si ces trois femmes n’ont, a priori, rien en commun au départ, il ressort très vite, en point commun à toutes, le refus du destin qui leur est imposé. Chacune est animée par une force singulière qui lui donne le courage de renverser la situation qui se présente à elle. Les racines de cette force, propres à chacune, sont servies à merveille par le choix des mots et la musicalité du texte.

Ce roman interroge aussi sur la condition féminine à travers le monde. Quand on pense avoir lu le pire concernant les conditions de vie réservées à certaines femmes, on touche à d’autres formes de discrimination, moins directes, moins franches, plus insidieuses, plus proches de nous, femmes Européennes, et tout autant destructrices.

Je vous conseille de résister à la tentante envie de tourner les pages pour découvrir la suite réservée au personnage qui était au cœur du chapitre qu’on vient de lire. Si on respecte le rythme proposé par l’auteur, les éléments se mettent en place doucement, délicatement, un peu comme quand on assemble les pièces d’un puzzle, jusqu’à l’assemblage parfait.

Sans en dévoiler davantage sur l’intrigue, les cheveux sont au cœur de ce roman. Certains auteurs les considèrent comme les fils de l’âme, les antennes qui nous connectent au divin. Pour les trois femmes de « La tresse« , ils sont le symbole d’une autre vie qui commence, un accès à une autre partie d’elle, plus forte, plus digne, plus belle.

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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